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Les 5 au quotidien version améliorée : les auteures précisent leur démarche

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J’ai pensé partager avec vous les nouveautés apportées au modèle des 5 au quotidien dans le cadre d’une série de trois (ou quatre!) billets de blog, ayant récemment assisté à une formation de deux jours avec les auteures Gail Boushey et Joan Moser. Pour faire suite à mon premier billet, paru la semaine dernière, j’aborderai ici les sujets suivants :

  • L’introduction de chaque composante à l’aide de la démarche en 10 étapes pour développer l’autonomie
  • Le moment propice pour introduire les choix           

Au départ,  j’avais prévu inclure dans le présent billet la question du nombre de composantes à faire chaque jour. De fait, plusieurs se posent la question : doit-on encore faire les cinq composantes chaque jour? Cependant, en rédigeant, je me suis aperçue que cette question allait nécessiter que j’y consacre un billet entier, tant ce sujet est non seulement important mais également assez long à discuter. Ainsi, cette question fera l’objet du troisième billet de blog de cette série, à venir sous peu.

Tel que mentionné dans mon premier billet, vous serez en mesure d’apprécier les renseignements partagés ici si vous avez lu la première édition du livre Les 5 au quotidien. De plus, si vous êtes à l’aise de lire en anglais, je vous suggère de consulter la deuxième édition du livre, soit The Daily Five Second Edition, aux éditions Stenhouse.

L’introduction de chaque composante à l’aide de la démarche en 10 étapes pour développer l’autonomie

Dans la première édition de leur ouvrage (p. 37), les auteures proposent une démarche en 10 étapes pour améliorer la mémoire. Puisque ce billet porte sur les nouveautés apportées au modèle des 5 au quotidien, je vais m’abstenir d’expliquer en détails chacune des étapes de cette démarche, celles-ci n’étant pas nouvelles. Dans la deuxième édition, la nouveauté est que ces mêmes étapes ont été renommées et réorganisées et qu’elles servent maintenant de démarche d’enseignement explicite à être utilisée pour introduire chacune des composantes aux élèves. L’autre nouveauté concerne l’introduction de l’échelle d’appréciation à 4 points pour effectuer le bilan collectif.

Les 10 étapes pour développer l’autonomie

  1. Nommer ce qu’on se prépare à enseigner.
  2. Fixer un but et communiquer l’urgence d’apprendre.
  3. Consigner les comportements souhaités dans un tableau d’ancrage.
  4. Modeler les comportements souhaités.
  5. Modeler les comportements à éviter, puis modeler de nouveau les comportements souhaités.
  6. Placer les élèves dans la classe.
  7. Faire s’exercer les élèves à développer leur résistance au travail.
  8. Éviter d’intervenir.
  9. Donner le signal pour inviter les élèves à se réunir dans l’aire de rassemblement.
  10. Procéder au bilan collectif à l’aide de l’échelle d’appréciation à 4 points.

L’échelle d’appréciation à 4 points

Tandis que les auteurs continuent de préconiser d’effectuer un bilan collectif à la fin de chaque séance de travail des 5 au quotidien, elles proposent maintenant l’utilisation de l’échelle d’appréciation à 4 points pour faciliter la démarche d’autoévaluation des élèves.  On invite donc ces derniers à apprécier leur propre conduite en déterminant eux-mêmes dans quelle mesure ils ont réussi à adopter chacun des comportements consignés au tableau d’ancrage. Pour ce faire, on les invite à porter leur main à la hauteur de leur poitrine en montrant le niveau choisi avec les doigts. Au préalable, bien sûr, on aura enseigné aux élèves la valeur de chacun des quatre niveaux.

Le niveau 1 correspond à un rendement inférieur à la norme et nécessite une amélioration.

Le niveau 2 correspond à un rendement proche de la norme.

Le niveau 3 correspond à la norme et constitue un rendement satisfaisant par rapport aux comportements souhaités.

Le niveau 4 correspond à un rendement au-delà de la norme.

Le moment propice pour introduire les choix       

Dans la deuxième édition de leur ouvrage, les auteures préconisent de commencer à offrir des choix aux élèves après avoir introduit la deuxième composante, soit la composante travaux d’écriture. Ceci permet d’habituer rapidement les élèves à choisir sans toutefois qu’ils aient à choisir d’emblée parmi 5 composantes. Il peut être tentant à ce point, de remettre à plus tard la possibilité d’offrir des choix alors que les élèves commencent seulement à s’habituer aux routines. Cependant, ces derniers deviennent plus engagés et motivés lorsqu’ils ont la possibilité de choisir, non seulement ce qu’ils peuvent lire et écrire mais aussi l’ordre dans laquelle ils peuvent participer aux activités proposées. De fait, nous-mêmes, en tant qu’adultes, avons tendance à être davantage motivés, engagés et productifs quand nous pouvons exercer un certain contrôle sur notre emploi du temps et quand nous connaissons les attentes relatives au travail à accomplir. Il en est de même pour les enfants.

Petite parenthèse en ce qui concerne les choix: les auteures recommandent de limiter la lecture à un autre à un maximum de 6 à 8 élèves à la fois, ceci afin de contrôler le niveau de bruit. En parlant de bruit,  je me permets de vous partager une belle trouvaille faite récemment. Il s’agit de coquilles anti-bruit pour enfants, permettant de faciliter la concentration chez les élèves faisant le lecture à soi, l’étude de mots ou encore les travaux d’écriture. Je les ai trouvées dans le catalogue du fournisseur Le coin lecture, page 47. En plus d’être très efficaces, les élèves adorent les porter!

 

 

 

Dans mon prochain billet, j’aborderai la question :

Le nombre de périodes de 5 au quotidien à faire chaque jour : doit-on encore faire les 5 composantes chaque jour?


3 réflexions au sujet de « Les 5 au quotidien version améliorée : les auteures précisent leur démarche »

  1. Merci de partager ces précieuses informations avec nous.

    Où puis-je trouver le billet précédent ?